Discours du Maire pour le 14 juillet - La démocratie républicaine
Madame, Monsieur, Chers Favrilois,
Je tiens tout d’abord à vous remercier de votre présence devant notre monument aux morts sous cette pluie battante, devant lequel, plusieurs fois par an, avec la même solennité, nous nous rassemblons pour ce devoir de mémoire.
Le 14 juillet n’est évidemment pas une fête comme une autre. Comme dans chaque village de France nous marquons une fois par an notre attachement aux valeurs fortes que symbolise cette date, valeurs de notre République : la liberté, l’égalité et la fraternité.
Ces valeurs, nous les trouvons généralement aux frontons de nos mairies. Ce qui n’est pas le cas du Favril, mais ce le sera dans les prochains mois…
Le 14 juillet 1789 eut dans notre pays et dans toute l’Europe un retentissement considérable. Il s’agit d’un acte fondateur de la démocratie en France qui inspirera de nombreux mouvements politiques en Europe et dans le monde au 19e siècle et jusqu’au 20e siècle.
Votre présence d’aujourd’hui montre votre conviction (que je partage) que la démocratie est un bien particulièrement précieux qui doit être défendu.
- C’est la Démocratie dont W. Churchill disait qu’elle est la pire forme de gouvernement - à l'exception de toutes les autres formes, qui ont été essayées !
- C’est la Démocratie qui a permis de définir les Droits de l’Homme, l’égalité devant la loi, le droit à la propriété, la liberté d’association, la solidarité républicaine entre tous les Français.
- C’est la Démocratie qui permet au peuple de choisir librement ses représentants,
- C’est la Démocratie qui donne la liberté à chacun de s’exprimer,
- C’est aussi la Démocratie qui permet de décider justement, et d’accepter humblement par le vote, entre plusieurs positions divergentes…
Aujourd’hui, nous tous rassemblés, nous voulons dire avec force combien il est important de défendre les valeurs de cette démocratie pour laquelle tant de sang à été versé par le passé.
Devant vous et à côté de notre monument aux morts, je veux rendre à nouveau un hommage à ceux qui sont morts pour la France. Faisons en sorte d’écrire ensemble les pages qui portent les valeurs que nous ont léguées ceux dont les noms sont inscrits sur ce monument aux morts !
Pour conclure, Je voudrai rafraichir nos mémoires, savez-vous que pendant près d’un siècle, la commémoration du 14 juillet est abandonnée. Au terme de nombreuses péripéties, et malgré la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il faudra attendre dix ans pour que le 14 juillet soit proclamé « Fête nationale ».
Comme le disait Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant du 14 juillet une « journée Fête Nationale annuelle », « ce jour-là, la révolution a donné à la France conscience d’elle-même ». Le ministre de l’intérieur prescrivit alors aux préfets de veiller à ce que cette journée « soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ».
Nos ressources étant modeste, je serai donc très heureux de partager avec vous un modeste verre de l’amitié.
Je vous remercie de votre attention.
[14/07/2010]
Un fois par an, le conseil générale de l’Eure et Loir, dans le cadre d’une action appelée « Scènes Eulériennes », permet aux petites communes d’organiser une manifestation culturelle. Ainsi, le conseil municipal a souhaité profiter de cette possibilité et parmi les nombreux spectacles proposés, il a choisi un concert de musique classique avec l’orchestre de l’Académie de la Chapelle Royale de Dreux sous le direction de Henri Wojtkowiak.
Direction Henri Wojtkowiak
W.A. MOZART : Petite Symphonie Salzbourgeoise
M. BRUCH : Kol Nidreï (Adagio pour violoncelle) Soliste : J. Pinget
S. KAUFMANN : Suite Yiddish
P.J. TCHAIKOVSKI : Sérénade pour Cordes